Les fruits, de calibre moyen, présentent un épiderme rugueux, d’abord vert puis jaune, prenant des teintes orangées sur la face exposée au soleil. Leur chair tendre et douce, peu juteuse, développe un parfum caractéristique d’amande qui distingue la Douce Néruque des variétés plus communes. Elle se déguste avant tout en fruit de table, croquée telle quelle pour profiter de sa douceur. La récolte intervient en septembre, mais la pomme mûrit doucement en fruitier et se conserve jusqu’en décembre, avec une aptitude à la conservation moyenne.
Côté culture, l’arbre de la Douce Néruque est moyennement vigoureux, avec un port tombant caractéristique du type III/IV. Cette silhouette retombante protège naturellement les fruits des coups de soleil, tout en facilitant la formation et la conduite de l’arbre. Moins exigeant en taille que d’autres variétés, il convient aux jardiniers souhaitant un entretien limité, sans rien perdre de l’authenticité d’un pommier traditionnel du Comminges.
La floraison de la Douce Néruque se situe dans une période moyennement précoce, ni trop hâtive ni tardive, ce qui limite son exposition aux gelées printanières les plus sévères. Non autofertile, elle se pollinise bien avec des variétés à floraison mi-précoce comme Mataleno, Florina, Querina, Coutéras, Suzette, Toureillière, Blanche d’Espagne, Vermillon d’Espagne ou Reine des Reinettes, entre autres. Elle-même peu pollinisatrice, elle demande un verger comptant au moins deux autres pommiers pour bien fructifier. Elle a par ailleurs besoin d’un hiver franchement froid et ne convient pas aux climats aux hivers très doux.